Vortex

Kaléidoscope du ciel

Sculptures solaires

Vortex

Structure métallique, surface translucide et/ou surface miroir

J’ai conçu ces sculptures comme des capteurs et des catalyseurs de lumière.

Les structures métalliques, translucides et miroitantes, tissent des passages entre la matière dense et l’immatériel lumineux. Elles accueillent la lumière solaire, la fragmentent, la concentrent et la redistribuent dans l’espace. L’œuvre n’est pas un objet à contempler de l’extérieur : elle enveloppe le spectateur et l’immerge dans un champ lumineux en transformation continue.

Au fil du jour, l’angle du soleil, la saison et l’heure redessinent sans cesse la géométrie de la sculpture. Chaque moment révèle une configuration singulière, où la lumière sculpte simultanément l’espace et les corps présents. La perception se déplace avec la course solaire, rendant l’expérience toujours différente et jamais reproductible.

L’immersion dans Vortex repose sur une attention ouverte et incarnée. Selon la position du corps dans la sculpture et la qualité de présence engagée, la perception s’ancre fréquemment dans l’axe du corps et la zone abdominale, comme un centre de gravité perceptif. Cette orientation favorise une relation directe à l’espace, au sol et à la circulation lumineuse, engageant le corps dans une présence élargie plutôt que dans une focalisation mentale. La concentration solaire opérée par la structure peut alors être ressentie comme une intensification diffuse, donnant parfois l’impression d’une forme de recharge intérieure au contact de cette lumière.

Vortex Vertical :

Prenant la forme d’une spirale verticale élancée, cette structure artistique capte la lumière et l’utilise comme un catalyseur d’énergie lumineuse et magnétique, donnant naissance à une installation sensorielle immersive. Son élévation dynamique invite le spectateur à lever les yeux, suivant le mouvement ascendant de la lumière qui circule à travers ses surfaces translucides et miroitantes. De petites vibrations ou des changements de température créent une expérience corporelle, ajoutant une dimension sensorielle supplémentaire.

Vortex Dôme :

Conçu sous la forme d’une spirale en dôme évoquant la coquille d’un escargot, cette œuvre enveloppante capte et diffuse la lumière de manière fluide, créant un espace sensoriel intime où les reflets et les ombres se mêlent en un jeu perpétuel. Son mouvement circulaire et organique invite à une expérience immersive, où la matière et l’immatérialité se confondent au rythme de la lumière environnante. Les parois du dôme sont équipées de capteurs tactiles qui réagissent au toucher, déclenchant des variations dans l’intensité de la lumière et des sons. La texture des matériaux change en fonction de l’interaction, offrant aux visiteurs une immersion totale où chaque geste modifie l’ambiance.

Kaléidoscope du ciel :

Située en extérieur, dans une cour ou un jardin, cette installation interactive circulaire s’étend sur 5 mètres de diamètre et s’élève à 0,90 mètre de hauteur. Son assise métallique repose directement sur le sol, dessinant une structure épurée et minimaliste. Conçue pour accueillir un ensemble de miroirs agencés de manière spécifique, elle en supporte environ 300, chacun pouvant pivoter et s’orienter différemment.

Tel un capteur solaire aux multiples éclats, ce dispositif réfléchit des fragments du ciel, créant un jeu de lumière changeant au fil du jour et de la nuit.

Vue de loin, l’installation, aérienne et graphique, évoque des morceaux de nuages semblant flotter à la surface du sol. Les reflets, en perpétuelle mutation, transforment l’espace en une scène mouvante où le spectateur devient à la fois observateur et partie intégrante du paysage.

En franchissant le seuil de l’installation, le visiteur entre dans cette illusion et voit son image se fragmenter et se répercuter à l’infini sur ces fonds de ciel. Plutôt qu’une vision frontale et unifiée, son reflet apparaît morcelé, horizontal, démultiplié en une multitude de facettes, éloignant ainsi toute perception égocentrée.

L’espace devient fluide, mouvant, invitant à l’errance et à la contemplation. La perte de repères se renforce à mesure que les points de vue se déplacent et que les reflets inversent la perception du sol et du ciel, abolissant les frontières entre matière et immatérialité.

Tel un kaléidoscope ouvert sur deux infinis, l’installation révèle d’un côté la complexité infinie de l’être humain, aux perspectives multiples, et de l’autre, l’immensité insaisissable du ciel, si vaste qu’il semble illimité.