Performances magnétiques Mes performances explorent la relation entre présence, perception et attention. Par une gestuelle lente et minimale, le corps devient un médium capable de transformer la qualité de perception du spectateur. Là où mes installations immersives mobilisent la lumière, le son et le mouvement pour structurer l’expérience perceptive, la performance introduit une dimension vivante et relationnelle. Nourrie par ma pratique des arts énergétiques internes, notamment le Qi-Gong et la méditation, cette recherche artistique interroge l’impact du regard, de l’intention et de la présence dans l’espace partagé. Chaque performance crée un cadre d’attention où le spectateur n’est plus seulement observateur, mais participant actif de l’expérience. Dans cet espace sensible, la relation performative devient un champ de présence où peuvent émerger différentes formes de résonance perceptive. Performance gestuelle Performance Invision Performance Figures Préparation perceptive Les performances sont de préférence précédées par un dispositif artistique permettant de préparer le champ perceptif. Cette mise en condition constitue une étape importante de l’expérience. Elle s’appuie notamment sur les sas d’entrée et de sortie, qui accompagnent le passage entre l’attention ordinaire et l’espace de la performance. En installant progressivement une qualité d’attention plus stable et plus ouverte, ces dispositifs préparent la disponibilité intérieure du spectateur et favorisent l’émergence d’une relation performative plus profonde. Les performances reposent sur un cadre précis, fondé sur la focalisation de l’attention et la qualité de la disposition intérieure du spectateur. Un point focal, visuel ou perceptif, agit comme un repère stable qui rassemble l’attention. Cette stabilité ouvre un espace où chacun peut se rendre attentif à sa propre sphère psychique, à l’écoute de ses sensations, de ses perceptions et des variations de présence qui émergent. La profondeur de ce qui se vit dépend moins de ce qui est montré que de la manière dont le spectateur s’engage. L’ouverture, la concentration et la disponibilité intérieure constituent les conditions de base à partir desquelles la relation performative peut s’installer. Ce cadre n’impose ni contenu ni résultat. Il soutient un état d’attention dans lequel la perception peut se transformer. La gestuelle : présence et résonance Mes performances prolongent les installations en leur donnant une dimension vivante et incarnée. Là où la lumière, le son et les dispositifs techniques structuraient le champ perceptif, ma présence devient le médium principal, dans une relation directe et sensible. Mes performances interrogent la relation entre le spectateur et l’art en stimulant le champ relationnel par la présence, le regard et la gestuelle. Nourrie par ma pratique assidue des arts énergétiques internes, entre autres le Qi-Gong et la méditation, je mets en jeu l’impact du corps et de l’intention dans l’espace. Chaque performance devient un échange énergétique où la qualité de présence influe directement sur la perception du spectateur, pouvant parfois installer un état de réceptivité hypnotique. La performance repose sur l’intensité de cette présence, soutenue par un travail intérieur de concentration et de rayonnement. Chaque geste, chaque posture, chaque déplacement naît d’une attention précise, orientée vers l’état plutôt que vers la forme. Les mouvements sont volontairement minimalistes. Leur intensité ne vient pas de leur ampleur mais de la qualité d’attention qui les soutient. La densité du geste se déploie ainsi à partir de ce travail intérieur, en résonance avec ma pratique méditative et énergétique. Celui-ci demeure implicite, comme une qualité de présence qui traverse le corps et structure ce qui se manifeste. La gestuelle s’élabore dans une écoute fine de l’instant, du lieu et des personnes présentes. La respiration, le rythme interne et les micro-variations de posture participent pleinement de la performance, installant progressivement une qualité d’attention dense et parfois hypnotique. Cette économie de moyens ouvre un espace où le spectateur peut ressentir, selon sa propre sensibilité, des phénomènes de résonance, de synchronisation ou d’intensification de l’attention. La performance devient un espace de connexion silencieuse. Le regard, la posture et la présence jouent un rôle actif, autant du côté du performeur que de celui du public. Ce qui se partage est un état, une qualité de relation qui s’installe, où chacun reste libre de son interprétation. Les formats de performance Les performances se déploient selon plusieurs formats. Ces variations répondent à des qualités de relation différentes. Chaque format engage le corps, le regard et l’attention selon des modalités spécifiques, tout en conservant un même socle de présence et de réceptivité. Performance collective Dans la performance collective, qui peut réunir de quelques personnes à plusieurs dizaines de participants, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de personnes présentes, mais dans la qualité de la connexion qui s’établit. Celle-ci suppose d’abord une visibilité physique claire : le regard focalisé du spectateur en constitue le premier seuil. La suite de l’expérience dépend de la disponibilité intérieure de chacun, de sa concentration, et de son ouverture. Lorsque plusieurs personnes se trouvent réunies dans un même état de réceptivité, une atmosphère commune peut émerger. Elle n’est ni imposée ni dirigée, mais perçue comme un champ partagé, sensible et palpable. À travers des gestes lents, précis et silencieux, j’instaure un espace où le regard et la présence jouent un rôle actif. Les mouvements minimalistes de mon corps peuvent interagir avec la lumière et le son lorsqu’ils sont présents, non pour produire un effet, mais pour maintenir une cohérence d’état. La performance se déploie selon un mouvement corporel et intérieur, fait de montée progressive, de maintien et d’intégration. Le spectateur n’est jamais placé dans une posture d’observation passive. Par son regard, son attention et son engagement, il participe pleinement à se qui se tisse. L’œuvre se déploie alors dans un espace partagé, où performeur, public et lieu entrent dans une même temporalité et une même qualité de présence. Performance en duo La performance en duo repose sur une relation directe, matérialisée par une posture d’ouverture, les bras déployés, qui dessine un cercle d’attention partagé. Le face-à-face instaure un espace de présence resserré, propice à une perception plus fine de la relation. Une phase initiale de focalisation visuelle permet d’établir un accord silencieux et une stabilité relationnelle. J’invite la personne à orienter son attention vers un point focal situé au centre de mon front, sans connotation symbolique, ou simplement à s’ancrer dans mon regard. Cette focalisation ouvre une connexion consciente et soutenue, à partir de laquelle l’expérience peut se déployer. La personne est ensuite invitée à fermer les yeux et à se tourner vers son ressenti intérieur. Une intimité sobre s’installe, sans échange verbal, où chacun demeure pleinement présent à soi tout en restant en relation avec l’autre. La durée varie selon le contexte et la qualité de l’attention engagée, généralement quelques minutes. Les témoignages rapportés sont variés. Certaines personnes évoquent une sensation de sérénité profonde ou de dynamisation subtile, parfois accompagnée d’une tonalité de joie, de vitalité ou de force intérieure ; d’autres décrivent l’apparition de perceptions intérieures, de vibrations, de chaleur, de formes lumineuses ou de mouvements colorés, tandis que d’autres encore mentionnent une modification du rapport au temps, à l’espace ou à la présence corporelle. Ces manifestations peuvent également s’accompagner d’une sensation d’expansion ou d’un sentiment de connexion plus large. L’expérience vécue constitue ici une dimension à part entière de la démarche artistique : pl…